Sémiologie - Signes en rapport avec les principaux appareils

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Dernière mise à jour : 2016-02-01

1. Introduction

Le terme de sémiologie vient du grec "séméion" qui signifie signe, et "logía", discours rationnel. Un signe est un phénomène visible ou exprimé qui traduit un processus physiologique, la lésion ou le trouble d'une fonction. Les signes sont des faits qui, ensemble, évoquent la maladie ; mais un signe n'est pas une maladie. La mise en évidence de tous ces signes (que l'on doit prouver systématiquement), aboutit à la mise en place d'un diagnostic. Il existe différents signes. Nous avons :

Nous verrons ici une infime partie que représente la sémiologie dans son ensemble. Nous parlerons plus particulièrement des anomalies anatomiques, suivie des anomalies de répartition, pour enfin voir des différents signes en rapport avec les principaux appareils - ORL.

2. Signes en rapport avec les principaux appareils

2.1. Signes généraux

Les signes généraux traduisent un état général de l'organisme, témoignent de la santé globale de l'individu.Dans les altérations de l'état général (AEG), on trouve :

Ces AEG peuvent survenir dans une multitudes de circonstances :

2.2. Signes ORL

2.2.1. Au niveau du nez

C'est la Rhinorrhée : qui correspond à un écoulement liquidien à partir des fosses nasales qui peut être soit antérieur par les narines, soit postérieur vers le pharynx. Une rhinorrhée est en général séreuse au début puis purulente par la suite. Elle peut être due à une allergie, une infection virale. Suivant la nature de l'écoulement, on trouve :

2.2.2. Au niveau des yeux

Larmoiement initialement clair ou séreux et secondairement purulent. Peut être dû à une inflammation de la conjonctive par des corps étrangers, allergies, infections ...

2.2.3. Au niveau des oreilles

2.2.4. Au niveau de la bouche

2.3. Appareil digestif

2.3.1. Dysphagies

Il s'agit d'une difficulté à effectuer la déglutition voire une totale impossibilité. Il existe en général 2 raisons pour expliquer ces dysphagies :

  1. Pathologies infectieuses : des amygdales = angines, des muqueuses du fond du pharynx = pharyngite, qui amènent à des dysphagies douloureuses.
  2. Dysphagies indolores : il s'agit d'une notion d'accrochage au passage des aliments. Pour les aliments secs et solides il peut y avoir des obstacles sur la hauteur de l'oesophage = cancer de l'oesophage ou rétrécissement de l'oesophage acquis car inflammation = oesophagite. Lorsque le phénomène est chronique, la portion de l'oesophage située en amont se dilate, constitue un méga oesophage dans lequel les aliments déglutis s'accumulent.

2.3.2. Vomissements

Le vomissement est un signe objectif. C'est un rejet de liquide bilio-alimentaire, avec effort de contraction. Cela est douloureux. Il est toujours déclenché par des centres végétatifs. Les centres réflexes du vomissement sont situés dans la substance réticulée dans le tronc cérébral. Les vomissements peuvent survenir dans une multitude de circonstances psychiques, douleur (grosse), métaboliques (ex : intoxication au monoxyde de carbone), la fièvre, des causes purement digestives (gastriques ou intestinales).

Remarque : le foie ne provoque pas le vomissement mais y joue un rôle.

On trouve bien sûr plusieurs types de vomissements possibles :

2.3.3. Régurgitations

C'est un signe objectif d'un rejet alimentaire mais contrairement au vomissement, il se fait sans effet de contraction. Ces régurgitations surviennent dans 2 contextes majeurs :

  1. Chez les enfants : l'immaturité et la faiblesse du muscle cardia du nourrisson donne des reflux.
  2. Chez les adultes : c'est exceptionnel, et cela est du à un obstacle oesophagien (souvent un cancer), qui traduit un méga oesophage et donc des régurgitations se manifestent lorsqu'on se baisse.

2.3.4. Eructation

Il s'agit d'un signe objectif. C'est le fait d'avoir des rôts. On rejette de l'air. Lors de la déglutition, on avale de l'air qui constitue la poche à air de l'estomac. Cela traduit toujours une augmentation du nombre de déglutitions avec une hyper salivation, elle-même secondaire à une nervosité, anxiété, prothèse dentaire,... L'éructation est définie comme un excès de déglutition. Il ne s'agit pas une pathologie.

2.3.5. Hyper sialorrhée

Il s'agit d'un signe objectif, d'un excès de salivation ; on est toujours en train de déglutir.

2.3.6. Asialie

L'inverse de l'hyper sialorrhée, c'est l'absence ou la pauvreté de salivation; bouche sèche (plus fréquent que l'hyper sialorrhée). Cela peut être du à la peur, aux neuroleptiques, à l'âge (on perd de la salivation par fibrose des glandes salivaires).

2.3.7. Flatulences

C'est l'émission de gaz par l'anus. Il s'agit de gaz fermentatifs, d'origine colique bactérienne de la flore intestinale. Dans cette flore, on trouve 3 types différents :

  1. Flore anaérobie qui donne de l'acide lactique
  2. Flore de putréfaction qui donne l'odeur.
  3. Flore méthanogène qui donne du méthane.

2.3.8. Ballonnement

Il s'agit d'un signe objectif, et d'une augmentation du volume de l'abdomen, par la concentration de gaz coliques dans le côlon transverse. Ce gonflement est essentiellement postprandial et n'a aucune valeur pathologique.

2.3.9. Pyrosis

C'est une douleur rétro sternale ascendante, à point de départ épigastrique, à type de brûlure et s'accompagnant parfois de petites régurgitations. C'est le signe de reflux gastro-oesophagien, très fréquent, le plus souvent lié à une anomalie de la continence du sphincter inférieur de l'oesophage qui est normalement étanche, hermétique.

2.4. Troubles du transit

2.4.1. Constipation

Elle repose sur 2 critères majeurs : la fréquence des selles et la consistance de ceux-ci. Les selles durs reposent sur un temps de séjour dans le côlon anormalement élevé. Et comme le côlon absorbe l'eau des selles, ce séjour trop long rend les selles sèches et durs, et donc définit la constipation. Elle est favorisée et provient de plusieurs sources différentes :

La constipation n'est pas un signe toujours pathologique, mais elle a des conséquences à long terme qui elles, sont pathologiques (hémorroïdes, colopathie, diverticuloses, fécalome...).

Cas particulier : la dyschésie. Il s'agit d'une fausse constipation : le transit et les selles sont normaux. Les selles descendent dans l'ampoule rectale mais ne déclenchent pas le réflexe de défécation. La sensibilité rectale est diminuée. La dyschésie conduit à l'incontinence chez les personnes âgées.

2.4.2. Diarrhée

Tout comme la constipation, elle repose sur la fréquence des selles et leur consistance. Il existe donc plusieurs catégories :

2.5. L'appareil cardio-vasculaire

La fréquence cardiaque se mesure au repos. Elle est comprise en moyenne, entre 60 et 80 batt/min. Suivant les personnes, leurs morphologie, leur activité, cette fréquence ne sera pas la même. Lorsqu'on observe des variations de cette fréquence, nous pouvons alors définir plusieurs anomalies possibles :

2.5.1. Tachycardie

La fréquence cardiaque est supérieure à 90 batt/min. Si la fréquence devient supérieure à 120 batt/min, on aura alors un flutter, qui correspond à une vibration de forte fréquence et le pompage devient difficile. Les causes peuvent être psychogène, émotionnelle, sinusale car le départ du rythme se fait du noeud sinusal. Dans l'extrême, si la fréquence dépasse 140 batt/min, le coeur devient complètement défaillant, il n'a plus le temps de se remplir, c'est l'arrêt cardiaque.

2.5.2. Bradycardie

La fréquence cardiaque est inférieure à 50 batt/min. La cause est strictement cardiaque et pathologique, au niveau du tissu nodal. Il n'y a pas de bradycardie d'origine parasympathique.

2.5.3. Arythmie

La fréquence cardiaque a une irrégularité perceptible. Le cas le plus classique est l'extrasystole. La plupart est physiologique, présente en général chez un sujet anxieux.

2.5.4. Collapsus

Cela correspond à un état de choc, à un état pathologique au cours duquel la pression artérielle est inférieure à 6 mmHg en permanence (normalement la pression est de 12 mmHg). Donc la pression diminue, les centres bulbaires (médullo-surrénales et sympathique) déclenchent une tachycardie, le débit augmente et les centres bulbaires (médullo-surrénales et sympathique) déclenchent également une vasoconstriction partout sauf au niveau des organes vitaux (organes dont le fonctionnement est continu et dont l'arrêt entraine la mort immédiate). Cette vasoconstriction arrête les fonctions digestives, rénales. La peau devient froide, pâle, marbrée de bleu du au fait de l'absence de sang oxygéné.

Remarque : dans ce cas de figure tout le sang va dans le cerveau, les poumons et le coeur pour stabiliser la pression artificielle. En résumé, les signes du collapsus sont : pâleur, froideur, anurie, tachycardie et hypotension.

Les causes principales d'un collapsus sont :

2.5.5. Palpitations

Il s'agit d'un signe subjectif. On ressent ses propres battements cardiaques (chose que normalement on ne sent pas), lié le plus souvent à de l'angoisse, de l'anxiété. Les palpitations s'associent souvent à une tachycardie.

2.6. L'appareil respiratoire

2.6.1. La toux

La toux est déclenchée par le centre de la toux situé dans le noyau neurovégétatif de la substance réticulée du bulbe rachidien ou par l'asthme. Elle provoque l'expiration forcée contrariée par un bronchospasme, ce qui provoque une augmentation des pressions. La toux a pour but d'évacuer le mucus bronchique produit en excès lors des infections des bronches. Il existe 3 types de toux :

2.6.2. Troubles de la fréquence respiratoire

Des troubles de la fréquence respiratoire peuvent amener à des troubles de l'hématose. Il s'agit d'une anomalie dans la teneur en 02 et CO2. Quand l'02 diminue, on parle d'hypoxie. Les signes sont la cyanose (coloration bleutée des téguments), et lorsque le CO2 augmente, on parlera d'hypercapnie. Les signes sont des troubles de la conscience.

2.7. L'appareil urinaire

2.7.1. La Quantité

2.7.2. La Qualité

2.7.3. Troubles de la miction

Les centres de la miction sont dans la substance grise de la moelle sacrée. Il existe plusieurs anomalies, plusieurs troubles de la miction :

2.8. Système nerveux

2.8.1. Troubles de la motricité

Remarque : La paralysie des deux membres supérieurs sans l'atteinte des membres inférieurs n'est pas possible car à l'endroit de la moelle où passent les fibres nerveuses pour le bras passent aussi les fibres nerveuses pour les membres inférieurs (A moins de considérer deux lésions latérales à la moelle épinière).

2.8.2. Troubles de la sensibilité

2.9. Organes des sens

2.9.1. Les yeux

2.9.2. Les oreilles

Remarque : un vertige n'est pas un trouble de l'équilibre !

2.9.3. Le nez

2.9.4. La langue

2.10. Anomalies des fonctions supérieures

2.10.1. Perte de la parole

Le sujet ne peut plus parler. Il existe plusieurs cas possibles :

12.10.2. La mémoire

2.10.3. Troubles de la vigilance

2.10.4. Troubles de l'humeur

2.10.5. Inclassables

Remarque : l'halluciné souffre de troubles neurologiques. Le délirant souffre de troubles psychiatriques.


Commentaires

 

c'est trop génial ce site! merci

daniva  (le 2010-03-01 23:39:53)PermalienProfil auteur
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