Auteur Sujet: [Génétique] "L'ADN un brin complexe" Science&Vie N°1117 - Octobre 2010  (Lu 5020 fois)

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Je vais ici recopier l'édito du Science&Vie N°1117 d'Octobre 2010 puisqu'il, je trouve, met bien en haleine pour avoir envie de lire l'article (présenté en UNE) du mag'.



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On l'avait identifié deux siècle plus tôt, selon y prêter trop d'attention. L'acide désoxyribonucléique (ADN) semblait bien impliqué dans les mécanismes de l'hérédité, mais personne n'avais la moindre idée de la manière dont cette substance aussi simple pouvait procéder. Nous étions encore là en 1951, lorsqu'un certain Francis Crick fit la connaissance de James Watson. Deux ans plus tard, ils perçaient ensembles les mystères de la double hélice d'ADN et mettaient en lumière son principe, extraordinairement efficace, de réplication. A compter de ce jour, il ne fit plus de doute à personne que les gènes contenus dans l'ADN commandaient la fabrication des protéines, et de la manière la plus simple et univoque qui soit : un gène = une protéine. le dogme de la biologie moderne s'imposait. Ainsi, percer les secrets des uns, c'était tout savoir sur les autres. Et le vivant n'allait pas tarder à livrer en bloc ces ultimes secrets. Celui de l'ARN de transfert puis celui de l'ARN messager. On apprend à isoler les gènes, a effectué des coupes dans la longue chaîne moléculaire de l'ADN, a en inserer des brides dans d'autres organismes. En 1990 à la biologie voit se succéder la mise en évidence d'un gène du cancer, le premier essai de thérapie génique sur l'homme (même si le résultat restera controversé) et l'annonce conjointe par Bill Clinton et Tony blair du projet de de déchiffrage de l'intégralité du génome humain.Une première ébauche en sera effectivement livrée 10 ans plus tard.

Mais le bel enthousiasme qui a prévalu dans la deuxième partie du 20e siècle n'y déjà plus tout à fait. Les progrès thérapeutiques escomptés ne sont pas au rendez-vous et il se murmure que le dogme en vigueur va devoir être revu et corrigé. Ne serait -ce que parce que les gènes s'avère bien moins nombreux que les protéines qu'ils sont censés déterminer... " L'ADN, un brin décevant" titrions-nous ici même il y a une dizaine d'années. Mais voici qu'à la croisée de l'informatique et de la biologie caché au coeur de l'ADN, il sera bien plus difficile à déchiffrer. Mais cette fois, il pourrait bien s'agir du code secret de la vie.

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la primate humaine, esthetiquement la mieux reussie, n'est jamais plus qu'un aquarium ambulant empli d'une mer interieure et peuplée de cellules vivantes